Tuto 4 : la femme fontaine

Il existe un mythe selon lequel toutes les femmes seraient « fontaine », comprendre, peuvent éjaculer ou « squirter » (si jamais besoin d’un mot clé pour chercher de quoi s’impressionner sur les plates formes de porno). Mais si on renverse un peu la donne, on peut aussi partir du principe que tou-te-s leurs partenaires peuvent être « sourciers » ou « sourcières », aka déclencher la fontaine et trouver la source.

La face cachée de Catherine Deneuve

A partir de là, je vais digresser légèrement, maintenant que le suspens est à son comble et les serviettes éponge placées en évidence sur votre lit n’attendent plus que votre savoir faire .Un débat agite souvent les discussions autour de la sexualité entre les partisan-e-s de la technique et les partisan-e-s du feeling. Le bon coup n’existe pas, il n’y a pas de recette magique, sinon ça se saurait. Le sexe est avant tout affaire de confiance, de feeling, de magie éthérée grâce à laquelle les orgasmes s’enchaineraient tels des signes évidents d’amour profond, résonnant avec des sentiments d’une pureté qui n’aurait d’égal que la confiance en nous même, la capacité à nous « lâcher », et à partir de là, il est de votre responsabilité d’atteindre ce niveau de magie pour jouir, donc pas besoin de vous farcir la tête avec des croquis sur le clitoris et /ou le plaisir prostatique.

Mais mais mais…. On a tous et toutes vécu ces moments de grande fusion énergétique et si prometteurs, avec l’alignement des planètes et une dose suffisante de cyprine pour laisser le lubrifiant dans le tiroir. Des gestes lents et étudiés mais pas trop, du regard de braise, de la libido en barres. Pourtant, il s’avère que malgré la dose d’excitation maximale, votre partenaire n’aura pas su vous faire jouir, tout simplement parce qu’il ou elle n’aura pas eu les gestes précis, l’angle idéal, la technique qui vous convient. Et je ne sais pas si les bons coups existent vraiment, mais par contre, je suis sûre que l’univers est encore rempli de mauvais coups, qui sucent avec les dents ou s’attendent à un feu d’artifice au moindre effleurement.

Sorry John; but Max makes me squirt, I love him

Revenons à nos fontaines : du coup, je vous assure qu’il existe bien une technique relativement infaillible pour faire éjaculer une femme. Elle est assez simple du reste, aussi je ne vois pas pourquoi elle serait conservée par une petite minorité aussi jalousement que les clés du Medef, attendu que la sensation d’éjaculer procure un grand plaisir et qu’il n’y a pas de raisons pour que ça soit l’apanage de 48% de la population.

Vous n’avez pas le monopole de l’éjaculation je vous signale

Evidemment, il y a tout d’abord une barrière psychologique à dépasser pour la femme, typiquement « Mon dieu je vais me faire pipi dessus » > (le liquide de l’éjaculation est bien composé d’urine mais très très diluée) donc ben on se détend, on lache prise, et si besoin on peut s’entrainer seule à la maison devant un tuto youtube avec des boules de geisha. (On en va pas rentrer dans le détail mais les muscles du périné sont hyper importants dans le processus).

Evidemment pour le ou la partenaire, il y a cet équilibre à trouver entre la volonté philanthropique de faire découvrir un potentiel incroyable à une femme (plus de 80% d’entre nous considèrent que l’orgasme fontaine est une véritable avancée dans notre vie sexuelle) et l’obstination débile qui mise sur l’éjaculation féminine comme si c’était le dernier niveau caché de Mario Bross.

En tout cas, c’est plus simple de commencer avec la fameuse technique des doigts en crochet, 2 ou 3 selon la taille de votre main. Après quelques stimulations de votre gout (on ne va pas vous macher tout le travail hein non plus) glissez la main dans le vagin, placez le bout des doigts sur le point G (là où la membrane se fait rugueuse) et faites un mouvement rapide, saccadé de « viens là », les doigts vers vous. Vous pouvez avec votre autre main exercer une légère pression sur le bas ventre, ou bien exciter le clitoris.

Peut être que vous allez devoir vous y prendre à plusieurs fois pour trouver la vitesse et la force de pression qui vous convient (et si ça fait un peu mal au poignet c’est normal). L’idée est de ne pas changer de rythme, de garder une bonne vitesse de croisière – exactement comme un homme qui se fait branler en fin de compte (la loi d’harmonie dans la nature n’aura de cesse de nous émouvoir).

Une fois la fontaine déclenchée, attendez-vous à ce qu’elle se manifeste dans d’autres pratiques : cunnilingus, pénétration avec verge ou sex toy – plus facile au début si la femme est en amazone, ça lui permet de controler l’angle.

J’ajouterai que je suis assez sidérée par le nombre d’articles pseudo médicaux faisant état d’études scientifiques qui se penchent sur la composition de l’éjaculat féminine. Ok, peut être que tous ces mystères ont manqué d’éclaircissement précédemment, mais 1. Ce n’est pas hyper sexy de connaitre l’importance des glandes para-urétrales. 2. Un garçon qui éjacule a-t-il besoin de tout savoir sur la composition de ce liquide blanchatre échouant sur des kleenek roulés en boule dans la corbeille à papier? Je ne crois pas.

Enfin, s’il vous plait, quelle que soit votre surprise face au phénomène (lequel peut devenir impressionnant, surtout si votre salle de bains ou votre salon s’en trouve véritablement inondé), ne marquez pas de dégout trop explicite, ça peut bloquer la dite partenaire. (Et faites plutôt comme Daisy Lambert, écrivez nous des compos) (Sinon, ce documentaire d’Olivier Jourdain sur les femmes fontaines au Rwanda a l’air top)

Peut-on faire de quelqu’un un bon coup?

Bah bien sûr que non les bons coups ça n’existe pas
Il n’y a que du feeling et de l’alchimie et des arcs en ciel

(pour des raisons évidentes de statistiques, cet article est écrit pour les femmes hétérosexuelles)

La situation est désespérée. Tandis qu’une bouche humide sur la votre évoque dans votre esprit un gros poulpe mort, une main farfouille maladroitement en travers de vos parties génitales, vous malmène le téton, vous écrase le torse, et visiblement, votre partenaire prend vos petits bruits de protestation légers pour un encouragement à continuer de la sorte. Pire, il semble parfaitement excité. Les halètements au dessus de vous s’accélèrent, au moins ça ne devrait pas durer trop longtemps, songez-vous avec un certain soulagement mêlé d’amertume. Allez, selon les chiffres qui mesurent le temps du rapport sexuel moyen, ça ne devrait durer plus que quelques minutes. Quant à lui, alors que vous réprimez un baillement, il semble vivre un grand moment de cul. Et pas vous. Tandis qu’il s’agite sur vous en continuant à vous lécher l’oreille, vous grimacez en soupesant la possibilité de remuer davantage le bassin pour abréger ce moment légèrement embarrassant.

En vrai, ce n’est pas si pire hein, faut pas exagérer non plus, vous ressentez quand même un petit quelque chose. Seulement, celui qui intéragit actuellement avec votre enveloppe corporelle est en petit décalage avec ce dont vous auriez besoin. Ca arrive. Trop fort, pas assez, trop caressant, trop oublieux de votre plaisir au profit du sien, ou à l’inverse déterminé à vous faire décoller de manière inutile et vaine, soyons claire : un rabbit bas de gamme aurait mieux fait l’affaire. Ou alors ça manque de fougue, de sensualité, de douceur, et même de technique et pourtant, vous aviez précisé (peut-être un peu trop subtilement d’ailleurs) que la réhabilitation du clitoris dans les manuels scolaires est vraiment une EXCELLENTE chose. Et vous n’osez pas signifier votre déception, dans un mélange de fatigue et de résignation.

Mais qu’est ce qui vous empêche de rediriger votre partenaire sur le droit chemin de l’harmonie de lumière de l’orgasme égalitaire et partagé?

L’empathie sans doute. Car pour l’heure, lui là, il est en pleine montée d’extase, et que je gémis et que je te mords le bras et que je salive derechef et que je ferme les yeux tellement wahou quoi. Du coup, il vous semble qu’un « euh, par contre, là tu me fais un peu mal » ou alors « hmm, non ça c’était mon aisselle » briserait l’ego de l’autre aussi surement qu’une blague féministe dans un congrès de supporters.

ego du mâle < pratiquement rien (ndltr)

De fait, les femmes hétérosexuelles simulent bien plus souvent que les autres. Pourquoi? Sans doute des habitus (allez sois gentille avec le monsieur) + une volonté de performance masculiniste = gap orgasmique garanti. Des nanas expliquent ici pourquoi elles ont simulé l’orgasme ou le plaisir avec leurs partenaires. Typiquement : « elle prétend jouir pour éviter de blesser son mari et a des relations sexuelles satisfaisantes de son côté ».

Parfois, on a le droit de se redonner un peu d’allant avec une bande-sonore familière (j’entends par là le doux bruit de vos propres gémissements, on sait jamais, avec la magie de Pavlov ça pourrait marcher). La simulation ne dure pas forcément durant tout l’acte sexuel d’ailleurs, un petit passage à vide ça arrive aux meilleur-e-s d’entre nous, et hop, on y retourne.

De fait aussi, les hommes pensent souvent être en toute objectivité de « bons coups » (si tant est que ça veuille dire quelque chose, on est d’accord)

En effet, c’est logique, puisque la majeure partie de leurs partenaires a cru bon d’affirmer dans un sourire comblé : oh lala, on m’a jamais fait jouir comme toi, ou bien, plus prudente, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un orgasme comme celui là, hein, bon il se fait tard, je vais prendre le métro. Ca parait une bonne manière de conclure, de rassurer l’autre, de clore cette performance Molière de la meilleure actrice. Mais notons qu’après, si cette personne devient un partenaire régulier (vu que vous dans la vie vous aimez les défis), vous êtes serez un peu dans la merde, vu que l’autre croit VRAIMENT que laminer l’intérieur du vagin avec ses ongles était une idée ma foi originale.

Alors il va falloir commencer à changer la donne les filles, déjà. A arrêter de mentir, même pour faire plaisir. Pensez un peu aux autres, à celles qui vous suivront, à la reconnaissance invraisemblable que vous apportez dans la matière en choisissant d’être sincère et authentique. (ce qui n’est pas l’équivalent de dirigiste et cassante). Mais pensez que si on organise tacitement un mois de la baise hétéro sincère l’humanité va beaucoup progresser.

Principe n1

Sexe heureux, préliminaires joyeux (sauf cas de réticence affichée, bien sûr). Donc si vous sucez sans vous faire lécher, et bien c’est la grève. Seule la lutte paie les copines.Donner et recevoir en juste équilibre : la base. Sérieusement, les gars, vous croyez qu’il n’y a que vous qui aimez ça?

Principe n2

Ne pas toujours parler positif. Typiquement, dire : moi j’adore ci, moi j’adore ça, oh mais c’est tellement génial quand on me fait ceci, comme dans la caverne platonicienne de femme actuelle, donne l’impression que votre enthousiasme n’a pas de limites – ie, que tout est possible avec vous.

Le poulpe mort on a dit non

Donc si quelque chose ne nous convient pas, peu importe les raisons, on le dit et non, on est pas pour autant des mijaurées. L’ambiance n’est pas cassée si tant est que votre partenaire a plus de QI qu’un saule pleureur, au contraire, un mec normal se réjouira d’avoir face à lui une personne capable de formuler clairement quand ce n’est pas ça – ça lui donnera l’assurance de pouvoir expérimenter sans se demander à longueur de temps si là, il n’est pas en train de franchir une de vos limites personnelles.

Principe n3

On prend la main de l’autre et on lui montre comment caresser votre sein, votre clitoris, votre vulve, vos fesses. On oublie pas d’ajouter que ce n’est pas non plus un mode d’emploi, et que la prochaine fois, faudra peut être se réinventer. Pour la facilité, et la démonstration efficace, on préfèrera un montage d’étagère Billy.

Principe n4 (pour les hommes hétéros)

Personnellement, je suis sidérée par le nombre de mecs qui ne savent pas masturber une femme. Alors les gars : imaginez qu’on se saisisse de votre verge et qu’on la tienne sans trop remuer la main. Que ressentez vous? Pas grand chose. Voilà. Donc une fois que vous avez réussi à mettre un doigt/une main/un coude à l’intérieur, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, et remuez, bordel. (vite ou lentement, ça, ça dépend de chaque femme, de l’alignement des planètes et de la marée)

Principe n4

Si vous êtes en dessous (version dos/ventre/genoux, peu importe), et que l’autre assène des petits coups trop légers qui en toute objectivité rappellent davantage votre réeducation du périnée qu’une épopée sauvage, prenez le dessus. Ou au contraire, s’il y va comme un bourrin et que vous vous sentez aussi spéciale que le tunnel du Mont-Blanc un samedi noir chez bison futé, réagissez. Montrez comment vous bougez, vous, si vous préférez les requins marteaux, les dauphins qui font des ronds, les murènes sournoises (on tient quelque chose avec cette métaphore n’est ce pas). (c’est à cause du poulpe)

Principe n5

Je n’ai jamais réussi à communiquer de manière subtile, d’arriver à exprimer les nuances (ouais j’avais dit doucement mais là je ne sens plus rien du coup). On est quand même d’accord que l’alchimie immédiate avec les paillettes sur les nipples reste le cas le plus enviable. Et aussi que partir de loin = gros boulot en perspective. Mais en faire un jeu de domination, de jouer les maitresses initiatrices, si l’autre en a envie aussi, ça peut devenir drôle.

Alors tu vas commencer par glisser ton majeur bien droit

Principe n6

A cas vraiment désespéré, mesure désespérée. On n’est pas non plus les mères thérésa du sexe, donc si il ne comprend rien, tant pis pour lui. La mer est grande. Il suffit de clamer votre désir de jouir au monde, il vous récompensera.

(dans cette vidéo : « comment tu t’appelles? On s’en bat les couilles » « tu veux qu’on parle, qu’on parle de ton travail? » = génie)

Tuto 2 : le cunni en pleine conscience

Les cheveux en pétard après le cunni c’est bon signe en général

Puisque qu’une video toujours vaut mieux qu’un long discours, il y a une source d’inspiration inépuisable ici et (attention, liens NSFW)

Que voit-on sur ces vidéos pornos montrant des cunnilingus sur partenaire allongée – à plat ventre fesses en l’air – à califourchon sur le visage de l’autre?

Des gens HEUREUX de lécher une chatte. Iels n’ont pas l’air hésitant-e-s une seule minute, ni perplexes, ni soupçonneux-ses de leur capacité, voire de leur talent, à faire jouir leur partenaire grâce à leur langue (et à leurs doigts). Iels ont l’air même carrément CONTENT-E-S.

D’accord, il n’existe pas de recette magique, et c’est une grande perplexe de base face à cette pratique qui s’adresse à vous, mais s’il y a UNE règle d’or et de cyprine en la matière : pratiquer le cunnilingus seulement si l’envie, profonde, est là. Sinon, libre à vous de décliner, évidemment (de toutes façons, libre à vous for ever) ou bien de mentionner votre hésitation de base tant à cette pratique, votre envie d’être aiguillé-e, si tant est que votre partenaire est disposée à se transformer en prof (il y a quand même de la matière si vous voulez acquérir deux trois bases par vous même)

Parce que si on vous conseille souvent de communiquer, ce qu’on dit moins, c’est que nous les personnes munies d’une chatte, n’avons pas forcément envie de devenir pédagogues, de rentrer dans les explications fastidieuses au motif que vous avez eu la flemme de vous rencarder. On préfèrerait mordre dans l’oreiller plutôt que de nous transformer en GPS du cunni.

Mais n’empêche que sur ce point, n’ayez pas peur d’avoir l’air prétentieux-se : on vous pardonnera toutes les fautes de parcours pourvu que vous ayez l’air d’aimer donner du plaisir autant que d’en recevoir. Donc, on a le droit de se réjouir, de base, d’avoir la chance infinie de pouvoir toucher de la langue cette partie du corps, aussi molle et mouillée puisse-t-elle sembler, et on se rappelle que lécher une chatte n’est PAS une discipline olympique, mais bien une affaire de pleine conscience, de comment on habite cet instant là avec sa partenaire, de comment on se met au diapason du corps qui se cambre, qui réclame, qui repousse, qui jouit, qui en demande encore.

Youpi tralala

Pourquoi? Sans doute parce que le complexe sur la vulve – trop en dehors, trop grande, trop large, trop étroite, trop compliqué, trop steak de cheval, que sais-je – est assez partagé chez les personnes affublées de la dite vulve. Donc déjà, on se familiarise avec cette idée qu’il y a des vulves coquillages, des vulves papillons, des vulves timides, des vulves fières, des vulves multipares, des vulves choyées ou laissées pour compte depuis un moment, des vulves chatoyantes, des vulves rose beige comme les salles de bains à Leroy Merlin. Des vulves rompues à l’exercice et d’autres qui (re)découvrent. Des vulves militantes et d’autres interrogatives. Des sensibles, des expertes, des sportives. Des poilues comme des petits kiwis et d’autres en mode fruit du dragon. Si vous n’êtes pas familiarisé-e avec le panel d’offres possibles, des comptes instagram comme gangduclito ou mydearvagina peuvent constituer une intro intéressante. Il y aussi ce mignon podcast dans lequel un jeune homme de 25 ans, raconte son premier cunni totalement raté, et compare le sexe féminin à une chaise : « Une chaise à la base, tu te dis, c’est comme ça. Alors qu’en fait il y a tellement de design différents, ça mérite un musée de la chaise » (je retranscris de mémoire). C’est tellement ça.

Une fois ces principes posés, d’accord, mais comment faire?

Bah écoutez je crois qu’on est vraiment toutes différentes sur le propos, là dessus, on ne vous a pas menti. Tout de même, il semble exister deux trois consensus :

1° Si on veut mettre à l’aise sa partenaire, on ne lui propose pas direct un 69 de cow-boy, et on descend doucement jusqu’à la vulve en embrassant le ventre, les cuisses… La plupart des femmes préfèrent être confortablement allongées, mais bon, l’occasion se présente assez rarement sur une plage de galets de toutes façons. Des points bonus si vous manifestez votre envie irrépressible de donner du plaisir en vous râpant la langue sur le tissu de la culotte avant de la retirer.

2° On ne commence pas comme un-e gros- taré-e biberonné-e au porno capitaliste en y allant fort, genre en écartant tout de suite les lèvres pour atteindre le clitoris et le lapper avec des coups de langue ultra rapides – avec ça vous allez vous épuisez, et nombre de nanas ont besoin de temps pour se relâcher dans le plaisir . Donc on voit comment ça se passe, comment ça soupire là haut, en venant stimuler les petites lèvres par exemple, en faisant les fameux ronds avec la langue, et avec une écoute totale de comment réagit votre partenaire (par exemple, si elle vous donne des coups sur la tête = vous lui faites mal, elle vous caresse les cheveux = c’est mieux)

3° On établit un distinguo technique entre langue pointue, ciblée, précise, et langue plate, plus enveloppante.

La langue plate pour les nuls

Il y a celles qui préfèrent le direct et celles qui affectionnent la suggestion, être simplement effleurées. Selon les signes de la partenaire, on se câble sur l’une de ces techniques. Pour info, le petit capuchon sur le clito est déjà très sensible, donc ce n’est pas la peine de partir en spéléo . De même, il y a les moments où on aime que vous vous concentriez sur cette partie, et les moments où on se demande pourquoi vous ignorez à ce point ce qu’il y a autour, en dessous, au dessus.

4° La pleine conscience ce n’était pas une blague. Profitez de cet instant pour vous connecter au mantra de la chatte, pour vivre pleinement la connexion avec le plaisir de l’autre, pour vous immerger- littéralement, si tout se passe vraiment bien, vous aurez peut-être même besoin d’une serviette éponge.

4° Un mécanisme assez subtil s’établit dans l’oscillation entre la répétition d’un geste qui mène à l’extase et l’innovation, les essais nucléaires. Il faut savoir manier les deux. Jouer de la pénétration, éventuellement d’un toy (rappelez vous ces cours d’éducation physique en maternelle, quand vous vous tapiez sur la tête en faisant des cercles sur le ventre avec la main), tenter un peu de nouveauté. Cependant, si vous faites des ronds puis des carrés, si vous mettez trois doigts puis les enlevez brusquement, si vous y mettez le nez puis la tête, ça risque fort de déstabiliser votre partenaire. On répète le geste qui semble marcher, puis une fois la crampe installée et/ou l’orgasme visiblement atteint, là, on innove. On prend son temps quoi.

5° Car oui, les femmes ont souvent la chance de pouvoir cumuler les orgasmes. Donc ne vous arrêtez pas en si bon chemin, maintenant que tout le monde commence à bien s’amuser.

6° Et quand on en a marre ben on arrête. Tout simplement. Il reste toujours les doigts et les pieds. Ou alors vous pouvez décreter que c’est votre tour.

S’il te plait l’univers aide-moi à lâcher mon mental pour lécher une chatte